Message du jour:    Mon âme est triste à en mourir Catégorie: Croix Date: 16/03/2008
       

Dimanche 16 mars 2008

Evangile selon saint Matthieu : 26, 36-46

36  Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier. »
37  Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse.
38  Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi. »
39  Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

40  Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ?
41  Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l'esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42  Il retourna prier une deuxième fois : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43  Revenu près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
44  Il les laissa et retourna prier pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.
45  Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer ! La voici toute proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs !
46  Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. » 

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Mon enfant,

         La foule acclame Jésus et quelques jours plus tard, elle le huera et réclamera sa mort. Voilà ce que l’on peut attendre des hommes, c’est pourquoi il est dit :
« Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes. » Ps 118, 8
Oui, il est plus sage de ne rien attendre que de Dieu car si les hommes peuvent trahir, le Seigneur ne vous trahira jamais et en Le servant fidèlement, vous êtes assurés de recevoir une récompense qui ne sera ni passagère ni trompeuse mais qui durera éternellement.

          Dans le récit de la Passion, on assiste à l’agonie de Jésus.
« …
il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir.»Mt, 26, 37-38
Jésus est à l’agonie, il est triste et l’angoisse l’étouffe, c’est ce que ressentent les personnes qui sont en dépression, qui ont perdu la paix, la joie, l’espérance et se laissent envahir, étouffer par la peur et l’angoisse. Elles ne cessent de pleurer et ne savent pus contrôler ces angoisses. Jésus aussi était triste et que demande-t-Il à Ses amis ?

« Demeurez ici et veillez avec moi. »Mt, 26, 38
Oui, ces personnes en dépression ont besoin de présence chaleureuse, d’accompagnement, de personnes qui restent auprès d’elles, qui demeurent à leurs côtés. Si souvent, ces dépressifs sont envoyés dans des centres psychiatriques entourés d’autres dépressifs (ce qui n’est pas fait pour les aider) et réconfortés par des psychologues et des psychiatres. Ce qu’ils ont besoin, c’est d’amour, de présence, de chaleur non pas de la part d’étrangers mais de la part de leurs proches, de leur famille, de leurs amis.

         Jésus s’est retiré au Jardin des Oliviers et sachant que son heure approchait, Il choisit trois de ses disciples qu’Il aimait : Pierre, Jacques et Jean, ceux-là même à qui Il s’était montré transfiguré. Il avait besoin d’eux plus que jamais et ceux là L’abandonnent en s’endormant. C’est le moment où Il a le plus besoin d’eux et ils se laissent envahir par le sommeil, ils n’ont pas la force de veiller une heure avec Lui.
Les dépressifs sont tristes et angoissés car souvent, ils sentent la mort rôder auprès d’eux tel  un loup qui guette sa proie. Ils ne veulent pas rester seuls, ils ont besoin de la présence réconfortante des leurs, de ceux qui les aiment, de ceux qu’ils aiment mais si souvent, comme Pierre, Jacques et Jean, ceux là ‘s’endorment’, n’ont pas la force de demeurer en leur compagnie, de veiller un moment avec eux.
         Alors à travers cette agonie de Jésus, je vous invite à demeurer, et à veiller auprès de ceux qui en ont le plus besoin, de ceux qui sont à l’agonie, qui sont angoissés, tristes à en mourir. Prenez le temps de semer dans leur cœur la semence de la joie afin qu’elle germe et fleurisse. Ne laissez pas le loup entrer dans leur coeur, il y déposerait une semence de mort qui les pousserait au désespoir et à un geste malheureux. Partout où un être souffre, est dans la tristesse, dans l’angoisse ou encore dans une situation désespérée, c’est Jésus qui est à l’agonie. Rappelez-vous que tout ce que vous faites au plus petit d’entre les hommes, c’est à Lui que vous le faites. C’est pourquoi demeurez et veillez auprès d’eux.
         Et vous qui êtes en agonie, vous qui vous sentez tristes à en mourir, souvenez-vous que vous n’êtes pas seuls, que Celui qui est passé par l’agonie est à vos côtés car il faut être passé par là pour comprendre cette souffrance. Alors n’ayez pas peur de compter et de vous appuyer sur Lui plus que sur les hommes. Il ne vous trahira pas, Il ne s’endormira pas, Il ne vous abandonnera pas. Ne vous laissez pas abattre mais au contraire tournez-vous vers le Père :

« Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »Mt, 26, 39
Soyez sûrs que le Père ne vous abandonnera pas et que comme pour Son Fils bien aimé, Il enverra un ange pour vous réconforter (1).
« Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. »Lc, 22, 43
Maintenant allez en paix, Je vous bénis.

             L’Esprit de Dieu

  1. « Voici que Je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. » Mt, 28, 20
  2. « Le Seigneur ne supporta pas plus longtemps la souffrance de son peuple. »Jg, 10, 16
  3. « Voici que Je fais couler vers elle la paix comme un fleuve. » Is, 66, 12

(1)Je peux affirmer qu’une dépression, c’est é-pou-van-table car je suis passée par là lorsque j’étais très malade. C’est épouvantable de sentir cette angoisse monter, monter en vous et vous étouffer comme un serpent autour de la poitrine. Je comprends que l’on puisse en arriver à se jeter par la fenêtre tant c’est affreux. Mais, heureusement, mes proches m’ont toujours soutenue avec une patience infinie et sans lâcher prise. Et au moment où j’étais le plus mal intérieurement, le plus angoissée, le plus découragée, c’est alors que Caroline (2)s’est arrêtée à mon chevet pendant près de deux heures.
« Soyez sûrs que le Père ne vous abandonnera pas et que comme pour Son Fils bien aimé, Il enverra un ange pour vous réconforter ».

« Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. »Lc, 22, 43

 (2) Voir témoignage du 15/09/04